Verneil le Chétif

petite commune rurale de la vallée du Loir, sur la D 30, située en limite de la forêt de Bercé. Proche de Mayet chef lieu du canton, la commune compte 500 habitants, appelés "Venaliens".
La voie antique Tours-Le Mans qui traverse le village porte toujours le nom de "chemin des romains". A l'époque médiévale, la paroisse de Verneil et tous ses fiefs dépendent en partie de la seigneurie de Mangé ou de la Faigne, toutes deux relevant de la sénéchaussée du Château du Loir.


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Eglise St Denis
Lavoir
Cadran solaire
Pigeonnier

[Textes extraits de :- "Patrimoine des communes de la Sarthe", © Editions Flohic.]

 

  • Historique :

Toujours d'après Fortuné LEGEAY: "l'existence du tombeau et des statues de François de Baïf et de son épouse, qui ont été brisés vers 1793, tend à prouver que les seigneurs de Mangé étaient patrons de l'église de Verneil. Suivant la coutume du Maine, il n'y avait que les patrons de l'église, l'évêque et le curé qui puissent avoir, dans les églises, des tombeaux élevés au dessus du sol, le patron pouvait même être enterré dans le choeur.
Nous ne connaissons aucun titre qui établisse qu'un seigneur de La Faigne ait été enterré dans l'église de Verneil".


 

  • L'ÉGLISE SAINT DENIS
    (XI et XVIème siècles)

Le plus ancien patrimoine de Verneil le Chétif est certainement l'église ; elle nous vient du XI ème siècle, à clocher en forme de pyramide quadrangulaire, elle est dédiée à St Denis et aurait pour fondateurs les Seigneurs de la Faigne (de Pontvallain).


Les murs s'élèvent sur des bases de roussard provenant du site de Cherré (Aubigné- Racan). Le clocher en forme de pyramide quadrangulaire date du XVIème siècle.

  • Portail (1634 )

Il n'a subi aucune modification depuis le XVIIème siècle. Si son entourage est d'une simplicité architecturale, la porte est entièrement sculptée de feuillages ; les clous à tête de diamant lui donnent un aspect de forteresse. Le nom du curé sous lequel l'église est élevée est gravé sur une des traverses :

A Guimier PBR condidit Anno Domini 1634,
À Guimier prêtre l'établit en l'an 1634
.

Au dessus figurent les initiales "JHS " et " MA " qui évoquent Jésus et Marie.


  • A l'intérieur, se trouve une tribune qui règne presque tout autour de la nef.

 

 

  • Le retable, (XVIIème siècle) à quatre colonnes enlacées de ceps et sarments de vigne, de grappes de raisin que viennent grappiller des oiseaux, et butiner multitude d'abeilles d'or dissimulées un peu partout, le serpent n'y est pas oublié, les grappes sont mordues par un serpent et des oiseaux.

Ce thème décoratif rappelle que Verneil le Chétif était un pays de vigne.


Ce retable est mis en valeur par des vitraux aniconiques en verre clair, ceints d'une bordure très colorée, fabriqués généralement par les maître verriers du XVIIème siècle, souvent à la demande de mécènes qui offraient de magnifiques retables.Ces vitraux ont fait l'objet d'une restauration en 1999.

[ La simplicité de ces vitraux ne résulte pas d'un souci d'économie, mais d'une technique particulière de mise en valeur par l'apport maximal de lumière à un élément de l'église, ici le retable.]



  • Les Peintures :


à gauche, Saint Joseph remettant un lis à l'enfant. (XVIIème siècle)

à droite, la Vierge à l'enfant.

 

  • Au dessus de l'autel, St Denis est représenté tenant sa tête dans ses mains. Il était invoqué contre le mal de tête.



  • Le LAVOIR

le bassin rectangulaire est alimenté par une source et par l'eau de pluie, la pente du toit guidant l'eau. Les laveuses pouvaient se positionner sur 2 côtés, là où le sol était couvert de brique.

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  • Le CADRAN SOLAIRE :

dans le bourg, au 9 et 9 bis place de Verdun.
C'est une méridienne située sur le fronton de l'ancienne école. Il serait l'un
des plus beaux de la Sarthe. Réalisé en 1886 sur une plaque d'ardoise,
décorée par des huis allongés dorés à l'or fin, il est attribué à un maître horloger, Lucien DEZECOT, né à Verneil en 1851.
Fils de cultivateurs au lieu-dit "La Cannerie", il aurait vraisemblablement fréquenté cette école. Autodidacte, il a travaillé seul en s'intéressant particulièrement à l'astronomie et aux fuseaux horaires. Il avait lui-même calculé et déterminé que le méridien de GREENWICH passait en Sarthe en bordure de la Flèche.

S'intéressant à l'horlogerie, il a travaillé très jeune chez un artisan du Mans, puis s'est installé à Château du Loir. Il participa même à l'exposition des Beaux Arts de l'Industrie au Mans en 1880, il avait seulement 29 ans.

C'est sans doute parcequ'il était né à Verneil et qu'il aimait beaucoup son village, qu'il a fait don de son cadran solaire à la commune. C'est probablement vers 1900 qu'il a été installé, des cartes postales d'avant 1914 attestent déjà de sa présence sur le bâtiment. A la fin de sa vie, Lucien DEZECOT se retira à Mayet et a été enterré au cimetière de Verneuil.

 



  • Le PIGEONNIER ( XVIIIème siècle)

situé dans le Parc de la Mairie.
L'intérieur du pigeonnier conserve la totalité des niches qui abritaient les pigeons. Selon la tradition, la puissance du seigneur se mesurait au nombre de pigeons qu'il possédait ; ce pigeonnier devait donc dépendre d'un seigneur très important. Il est cependant difficile de déterminer à quel domaine il appartenait, car il ne subsiste aucune trace d'une seigneurie aux alentours ; celle de Mangé est distante de ce site de plusieurs kilomètres.




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